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Mercredi 17 décembre 2008
J'inaugure ci-après une rubrique que j'ai proposée à une ex-bloggeuse (qui a réussi a arrêter sans patch !) Voici donc son compte rendu de l'Hommage à Béjart, seule l'illustration a été choisie par moi sur le site de l'Opéra de Paris (le titre aussi est de moi pour ceux qui auraient un doute)...


M. m'a très gentiment proposé une rubrique sur son blog. J'en suis très flattée et toute intimidée...

Pour ce premier article, j'aimerais partager mon ressenti sur l'Hommage à Béjart pour lequel j'ai eu la grande chance d'avoir des billets à la dernière minute pour la représentation à  l'Opéra Bastille jeudi dernier.  Je ne connaissais pas l'Opéra Bastille, c'est grand, certainement mieux conçu pour voir et écouter que Garnier, mais ça manque quand-même beaucoup de charme. Nous étions placées en bas, face à la scène.


Le premier acte de l'Hommage est le ballet :"Serait-ce la mort?".  Le danseur, dans une dernière danse avant de mourir, revoit les femmes qu'il aimées au cours de sa vie (trois danseuses habillées de couleurs). Une danseuse en blanc représente la mort (enfin, je l'ai compris comme ça). Le côté très original de ce ballet est que les passages durant lesquels il danse avec la mort sont sans musique, dans un silence total, les autres sont interprétés par une soprano présente sur scène. Le seul décors est un voile blanc qui se rétracte petit à petit. C'est un ballet très technique (peut-être un peu trop) et poignant au regard de son thème. Je l'ai apprécié, mais il ne m'a pas transportée.

La deuxième partie de l'hommage est "l'Oiseau de feu" sur de la musique de Stravinsky. On assiste à la renaissance du Phénix (danseur habillé en rouge, puis corps de ballet rouge) entouré de ses cendres (danseurs habillés en gris). J'en ai eu le souffle coupé: tout bouge, le corps de ballet est magistral, les costumes, les éclairages accompagnent une chorégraphie de génie qui nous enflamme, qui nous emporte, un immense soleil rouge illumine la scène, on est littéralement embrasés. On ne veut plus que ça s'arrête, c'est magique...J'avais le cœur qui battait à tout rompre à la fin.

A l'entracte, mon amie me dit que la dernière partie, Le Sacre du Printemps est encore mieux. Je me demande si c'est possible...ça l'est! Une quarantaine  de danseurs sur scène (uniquement des hommes dans la première partie) se livrent à une chorégraphie extraordinaire par sa force et son esthétisme. Béjart aimait les hommes, je trouve que ça se ressent dans ce ballet: les corps masculins exultent et sont extrêmement bien mis en valeur. C'est un hommage à la virilité et à la force (les danseurs doivent d'ailleurs être totalement épuisés à la fin).  La deuxième partie est constituée par l'arrivée des femmes et la dernière partie, la rencontre entre les hommes et les femmes, le Sacre, est tout simplement magique. L'union entre la force des hommes et la grâce des femmes est extrêmement sensuelle et puissante. Le corps de ballet est tellement magnifique que j'en ai oublié à plusieurs reprise de regarder les danseurs étoiles.

Puisque nous sommes chez M.  je ne résiste pas à vous faire partager cette vidéo dans laquelle on peut voir deux hommes danser le Tango sur une chorégraphie de Béjart, j'adore;)

Merci beaucoup, M., j'espère que ce billet culturel (en un seul mot;) sera à la hauteur de ton lectorat.

Louise (Monbricabrac)


Ben je pense que même si tu écris culturel en un seul mot ça ira très bien :-)

M.


Par M. - Publié dans : Adoucissant pour moeurs
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