
Comme promis, voici donc la suite de mon
Solidays 2008 avec hier la deuxième journée, celle de l'anniversaire des 10 ans.
Toujours beaucoup de monde sur place (mais pas de queue à l'entrée) très bien ventilé sur l'ensemble du site, pas de souci (sauf des files d'attente pour les toilettes, mais bon...).
Entrée en matière avec
Cali. Que dire, même si ce n'est pas votre tasse de thé musicalement parlant, il faut voir ça une fois dans sa vie. C'est simple, il démarre
à fond et ensuite
ne cesse d'accélérer ;) Devant un dôme chauffé à blanc et débordant de monde, Cali a joué principalement des morceaux de son dernier album mais aussi quelques morceaux plus classiques. Un concert
engagé politiquement, certes, mais surtout une
énergie incroyable de ce fou chantant et dansant qui n'a pas arrêté 5 minutes pendant cette grosse heure de concert ; qui s'est jeté sans
hésiter dans la foule, ou qui l'a traversée complètement pour aller chanter pour ceux qui étaient restés dehors. Je n'avais vu que Didier Wampas être aussi déchaîné sur scène :) Bref, tout le monde
a été convaincu, et ça a de quoi bien lancer une journée de concerts.
Je vous passe quelques concerts qui ne m'ont pas convaincu pour revenir deux heures plus tard sous le même dôme. Paraît alors une toute petite bonne femme,
Asa, qui l'air de rien va nous
envoyer de la
soul qui vient de très loin. Parfois plus douce, parfois plus
groovy mais toujours diffusant une douce chaleur à travers sa voix un peu rauque. ET même lorsqu'elle
s'efface devant ses musiciens elle reste présente. En témoigne un duo avec son batteur, Jeff, sur lequel elle se met à danser dans une
communion parfaite qui a captivé tout l'auditoire.
Bref, son album est très bon, et sur scène elle fait passer encore plus.
Petite pause pendant Devotchka qui ne m'a pas convaincu et on revient sous le même dôme (oui, j'avais planté ma tente là) pour
Grand Corps Malade. On sent qu'il est proche de ce public
parisien, qu'il est ému d'être là et sa poésie passe très bien. Certes on bouge moins que dans les autres concerts, certes musicalement c'est moins riche (quoi que son pianiste et son percu soient
plutôt très forts) mais les mots, les rimes sont là, et ça fait plaisir de l'entendre ainsi
jouer avec les mots et les maux.
Sans transition,
Aaron, qui mélangera quelques textes français avec des chansons en anglais. Le chanteur avouera qu'il sort d'un problème bizzare avec sa voix, pour moi ça n'a pas trop joué,
mais le concert est resté un peu plat. Les chansons sont un peu répétitives et l'émotion de Lili ne compense pas.
Je laisse Bumcello et Yael Naim pour me retrouver à 1m50 des barrières devant la scène de
Thomas Dutronc (1m derrière Gaétanne venue "incognito" et aussi mignonne en vrai qu'à la télé, par
contre plus petite que je croyais). Un vrai spectacle avec les singles connus mais aussi des délires comme la révolution du saucisson (pendant que le guitariste chante "on ira, où tu voudras quand
tu voudras"), des projections de cartes postales, et puis surtout des morceaux
instrumentaux incroyables. Des triplettes de Belleville au final, un
Pierre Blanchard (surnommé Mick
Jaeger par mes voisins) vraiment impressionnant au violon, alternant complainte tzigane et énergie très contemporaine. Un concert visiblement
trop court pour le public comme les
musiciens.
Oui mais derrière il y a le concert des 10 ans donc pas de possibilité de déborder. Pas mal de duos originaux (T. Dutronc et R. Luce sur du Brassens, J. herhal et D. Wampas sur du Téléphone...)
mais trop de coupures par DJ Zebra et finalement ça reste un peu plat pour moi. Pas grave, c'est l'heure de rentrer ;-)
Aujourd'hui encore quelques trucs, mais je ne sais pas si j'aurai la force :
- Rhesus
- The Ting Tings
- Foals ou Sharko
- The Gossip
...
M.
Commentaires